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Mission 2018-2019

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Ordinations sacerdotales 2018

Trois prêtres seront ordonnés le samedi 07 juillet pour le compte du diocèse de Ouahigouya. Il s’agit des abbés :
- Abbé Pegdewendé Michel SAWADOGO
- Nabalem Wêndé Bertrand SAWADOGO
- Wêndpanga Parfait SAWADOGO
Accompagnons-les de nos prières !


L’agenda de l’évêque

Mois de Mars 2018
Date
Agenda Père ÉVÊQUE (...)

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Messages du Père Evêque


Présentation de vœux au père Evêque Justin KIENTEGA

Le lundi 03 janvier 2018, les agents pastoraux du diocèse de Ouahigouya se sont retrouvés au petit séminaire Notre Dame de Nazareth pour présenter les vœux du nouvel an au père Evêque Justin KIENTEGA. Toutes les équipes pastorales et communautés religieuses étaient représentées à cette cérémonie. A l’occasion, le père Evêque a annoncé la nomination de l’abbé Jean Pierre SAKOURI, actuellement en service au centre médical de Bam, au poste vicaire général.

La réponse du père Evêque aux vœux des agents pastoraux

Vœux 2018 adressés aux agents pastoraux du diocèse de Ouahigouya
3 Janvier 2018 au Petit Séminaire Notre Dame de Nazaret
Il existe plusieurs façons de concevoir le temps. Mais pour nous chrétiens, grâce à la lumière du Christ projetée sur toute l’humanité, le temps n’est pas un éternel recommencement ou encore un ennemi de l’homme, un maître qui tue ses élèves, mais plutôt, le lieu de déploiement de l’histoire de notre Salut. C’est pourquoi nous accueillons toujours avec foi et espérance la succession des jours, des saisons et des années, dans la reconnaissance à notre Créateur.
Au début de chaque année, les hommes ont coutume de se formuler mutuellement de bons souhaits et des vœux qui traduisent non seulement leurs aspirations profondes mais aussi leur foi en l’avenir, leur détermination à bâtir une société plus humaine et un monde meilleur. Formuler des vœux l’endroit de son prochain est un acte de charité et de foi, une preuve de bienveillance. C’est pourquoi, je remercie votre parole qui m’a exprimé les vœux que vous, agents pastoraux, et partant, l’ensemble des fils et filles de notre diocèse, formulés à l’endroit du Père de la Famille diocésaine. Que le Seigneur nous donne de travailler à leur réalisation.
Avant de me livrer à ce même exercice, je voudrais vous demander d’observer une minute de silence à la mémoire de tous nos parents, amis, bienfaiteurs dont le pèlerinage terrestre a pris fin au cours l’année 2017. Merci ! Que par la miséricorde de Dieu tous reposent en paix et intercèdent pour nous. Je saisis l’opportunité pour réitérer ma profonde gratitude à chacun de vous pour la présence, la pensée priante et les soutiens multiformes à l’occasion la célébration de la messe à la mémoire de Maman Anne Marie de Raphaël, le 24 novembre dernier.
Chers agents pastoraux,
Le passage à une nouvelle année m’inspire trois attitudes fondamentales qui sont la reconnaissance, le désir de perfection et l’espérance.
En effet, une nouvelle année, tout comme un nouveau jour doit être pour chacun un motif d‘action de grâce à Dieu et de reconnaissance vis-à-vis de ses proches avec qui il a partagé chaque instant de l’année : Solidaire dans la joie comme dans l’épreuve.
Alors d’un cœur unanime chantons louange au Maître de l’histoire qui a daigné maintenir et protéger en nous le souffle précieux de la vie pour que nous soyons témoins et annonciateurs de ses merveilles. Après cela, tournons-nous les uns vers les autres dans une attitude de gratitude pour dire merci à tous nos frères qui ont été sur notre route durant l’année écoulé, un signe lumineux de la présence de Dieu, un soutien et un réconfort. La fin d’année est aussi une opportunité pour relire sa vie et évaluer son action. Il convient donc que nous nous félicitions mutuellement pour les victoires remportées, les succès réalisés et pour tout ce nous avons pu construire de beau dans nos relations interpersonnelles et sur le champ de la mission. Chacun de vous s’est investi pour aider le peuple de Dieu à croître dans la foi, l’espérance et la charité. Et si l’ombre de quelques échecs et culpabilité planent encore dans nos esprits, faisons nôtre cette hymne Et disons : « Seigneur, Source de l’amour tu nous gardés en cette année dans ta tendresse. Si je n’ai pas compris ta voix, ce soir je rentre auprès de toi et ton pardon me sauvera de la tristesse.
Au niveau ecclésial, 2017 a connu le clôture du jubilé d’albâtre du sacerdoce burkinabé et du jubilé d’or de la Congrégation des sœurs de notre Dame du lac Bam et l’arrivée des sœurs Abizeramariya dans notre diocèse, autant de grâce dont le Seigneur nous a comblés. Au niveau pastoral, 2017 a connu le lancement de notre second planstratégique ; 2017 a connu également la prise de mesure entrant dans le cadre de l’auto prise en charge et de la responsabilisation des fidèles laïcs quant à l’alimentation des pasteurs, mesures qui seront effectives en cette année. 2017 s’en allé avec ses succès et ses échecs, ses joies et ses peines, ses opportunités et ses défis…Et nous en rendons grâce à Dieu.
L’année 2018 qui nous a ouvert ses portes aura sans doute ses opportunités et ses défis, ses contraintes mais aussi ses joies et ses espoirs. 2018 marquera le 60 anniversaire de l’érection de notre Diocèse (23 juin 1958-23juin 2018). C’est donc avec beaucoup d’espoir et dans la sérénité que nous abordons la nouvelle année. Des orientations vous seront données sur la célébration de cet anniversaire que nous voulons très sobres et caractérisée par la réflexion. Si vous avez des suggestions vous pouvez les faires parvenir à mon secrétariat pour examens avec mes conseils. La commission de pastorale liturgie en a déjà.
L’année 2018 qui nous a ouvert ses portes est un cadeau de Dieu pour chacun de nous et une invitation à avancer au large.
Demandons au Seigneur de nous accorder à tous la grâce de pouvoir vivre tous les évènements de l’année nouvelle, dans la sérénité et la foi.
Je souhaite que chacun puisse mettre à profit ces 365 jours pour grandir dans l’intimité avec Dieu, dans l’amitié avec ses frères et sœurs, et dans la solidarité en vue de la mission. Puissions prendre la mesure de chaque jour de cette année 2018 pour travailler à notre bonheur et au salut des autres.
Je voudrais pour cela, vous demander de ne pas perdre petit à petit le sens du sacré avec l’usage des cellulaires pour les prières des offices des heures. Nous en avions parlé lors des journées liturgiques avec Mgr Kisito. Se servir de son cellulaire de façon occasionnelle, parce que l’on n’a pas pu emporter son bréviaire, je comprends ; mais abandonner le livre pour la sanctification des heures au profit du cellulaire que nous trainons partout et que nous utilisons pour des communications peu à l’honneur du Seigneur, c’est à mon sens perdre petit à petit le sens du sacré, ce qui est réservé pour le culte. Vous convenez avec moi, que les différents programmes sont pauvres : toujours le même psaume invitatoire, les mêmes hymnes et des fois, il y a des erreurs ou textes manquants. N’est-ce pas un fait de mode que nous suivons ? Ne cultivons-nous pas une certaine paresse, trouvant que le livre est encombrant ? Et s’il arrivait que nous ne parvenions pas à télécharger la prière voulue, n’est-ce pas l’omission d’un office qui s’en suit ? A chacun de voir s’il ne banalise pas sa rencontre d’intimité avec le Seigneur avec cet instrument.
Sur ce, chers agents pastoraux, je vous adresse, à vous et à tous les fils et filles de notre Eglise famille, mes vœux de santé, de paix, de joie, de fructueuse collaboration et de succès dans vos projets personnels et pastoraux. Par-delà tout, je souhaite qu’en tant que consacrés, nous puissions faire l’expérience au quotidien de l’amour du Seigneur, redécouvrir chaque jour la beauté et la jeunesse de notre consécration et prendre d’avantage conscience que nous sommes des ambassadeurs de Dieu après de nos frères et sœurs. Chers agents pastoraux, au seuil de 2018, nous pouvons nous formuler les uns aux autres, des litanies et des litanies vœux mais comme vous le savez, tout cela restera sans effet, si n’en faisons pas des résolutions, si nous ne sommes pas prêts à changer notre vision des autres, des évènements et du monde. Le meilleur vœu et le plus ultime à mon avis est celui qui nous amène à nous remettre en cause et nous engage à travailler d’abord et avant tout notre personnalité et notre caractère. C’est pourquoi je voudrais que chacun et chacune fasse seine cette prière de Saint François d’Assise, que nous pouvons adapter en ces termes :
Seigneur, dans le silence de cette année naissante, je viens vous demander la paix, la sagesse et la force. Je veux regarder cette année le monde avec des yeux remplis d’amour ; être patient, compréhensif, doux et sage ; voir vos enfants au-delà des apparences, comme vous les voyez vous-même, et ainsi, ne voir que le bien en chacun. Fermez mes oreilles à toute calomnie, gardez ma langue de toute malveillance et que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit.
Que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m’approchent sentent votre puissance et votre présence. Revêtez-moi de votre beauté, Seigneur, et qu’au long du jour je vous révèle. Ainsi soit-il ».
Bonne, Heureuse et Sainte Année 2018
+ Justin KIENTEGA,
Evêque de Ouahigouya

Quelques participants à la présentation de vœux
Prestation de serment du nouveau vicaire général, l’abbé Jean-Pierre SAKOURI

Homélie du père Evêque Justin KIENTEGA

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Frères et sœurs bien aimés,
En cette nuit très sainte, nous revivons avec beaucoup d’espérance et de joie, la venue historique du Fils de Dieu dans notre chair : C’est Noël ! A chacun et chacune de vous, mes vœux de joyeuse fête de Noël. A Noël, nous ne commémorons pas un simple anniversaire ; nous célébrons plutôt une actualisation de ce qui s’est produit il y a plus de deux mille ans dans un petit village Judée appelé Bethléem : l’Incarnation du Fils de Dieu. Ce mystère qui est l’un des fondements de foi chrétienne et qui constitue l’un des traits caractéristiques de notre religion, ne peut être compris qu’à la lumière de l’amour du Créateur pour ses créatures en général et pour l’humanité en particulier, cette humanité blessée et défigurée par le péché. Le genre humain était en attente du salut, mais Dieu a merveilleusement agis au-delà de son attente, en lui envoyant son Fils unique ; ce Fils qui, pour notre Salut, a pris chair dans le Sein de Marie pour assumer notre nature humaine afin de l’affranchir du péché et de la mort. Ce que Dieu accomplit en cette nuit très sainte dépasse notre imagination et l’entendement humain ; c’est un mystère : En effet, à la faveur de l’Incarnation, Dieu n’est plus un Etre lointain, et invisible et inaccessible ; il s’est proche de nous, semblable à nous, solidaire de nous. La fête de Noël est alors pour nous, l’expression visible et concrète dans l’amour miséricordieux de Dieu qui vient pour tout restaurer. Devant cet Enfant-Dieu, Cadeau béni du Ciel pour notre terre, nous ne devons avoir comme attitude qu’un silence de méditation et d’adoration.
Frères et sœurs, la venue de Jésus dans notre histoire est toujours actuelle car chaque jour c’est Noël ! En effet, depuis sa première incarnation en Judée, Jésus ne cesse pas de nous visiter et de s’incarner dans nos vies. Trois fois par jour, nous confessons cette Incarnation dans la Prière de l’Angelus : « Et le Verbe s’est fait chair- et il a demeuré parmi ». Si la naissance du Fils de Dieu dans notre histoire est actuelle, ses implications sont aussi actuelles. Je voudrais relever ici quelques implications de la fête de Noël pour notre vie de chrétien et d’homme.
1. Noel, une leçon d’humilité et de simplicité : Dieu se révèle dans le silence
Jésus Christ est le Sauveur promis à Israël ; sa venue a été annoncée et préparée par les prophètes pendant plusieurs siècles. En écoutant le récit de sa naissance tel que rapporté par Saint Luc, nous ne pouvons qu’être frappés par la modestie et la simplicité qui entourent l’évènement, au point de constituer un obstacle infranchissable pour ceux qui attendaient et attendent aujourd’hui encore une manifestation glorieuse de sa Puissance. N’ayant pas obtenu de place dans la salle commune, c’est dans une crèche que Jésus, le Roi des rois, voit le jour et c’est une mangeoire qui lui sert de berceau. Quel abaissement ! un abaissement à la hauteur de son dépouillement comme le souligne l’Apôtre Paul : Lui qui était riche, il s’est fait pauvre pour nous, pour que nous soyons riches au prix de sa pauvreté (2 Co 8, 9). Frères et sœurs bien aimés, Dieu a choisi jadis et continue de choisir aujourd’hui encore la voie de la petitesse, de l’humilité et de la pauvreté pour venir à l’homme tandis que nous, le cherchons parfois dans les signes éclatants et glorieux. Rappelons-nous l’épisode de l’apparition de Dieu au prophète Elie ; C’est dans la brise légère que Dieu s’est manifesté à son prophète (cf 1 R 19, 11). Dieu ne déchirera pas les cieux pour descendre parmi nous. La crèche est un signe qui nous interpelle et doit nous guider dans notre quête quotidienne de Dieu, une boussole qui doit nous guider dans un monde emporté par les folies des grandeurs et de l’extraordinaire. Noël est une invitation à renaitre à l’humilité. Alors, frères et sœur, aurons-nous assez d’humilié les uns devant les autres ? Et surtout aurons-nous assez d’humilité pour reconnaitre en ce petit Enfant, Pauvre et fragile, notre Sauveur, et lui donner l’adoration qui lui est due ?
- Noël, voie de divinisation de l’homme
A Noël, nous célébrons la rencontre ou mieux, le mariage entre la divinité et notre humanité en Jésus Christ. Dieu s’est penché sur notre nature humaine et l’a tenue en estime au point de l’épouser pour nous diviniser ; que d’honneur pour notre humanité, mais aussi que de responsabilité pour nous ! Nous ne pouvons donc pas célébrer la venue de Dieu dans notre chair sans penser à nos sembles meurtris dans leurs corps et bafoués dans leur dignité. Notre siècle est plein d’idéologie, de philosophie et même de pratiques qui n’honorent pas le corps de l’homme et de la femme, rendu temple de l’Esprit Saint (1 Co 6, 19) par le baptême. Notre corps, comme celui autres, est don de Dieu et nous ne pouvons pas le traiter à notre guise d’autant plus que Dieu a revêtu notre humanité. Frères et sœurs, la fête de Noël vient nous rappeler notre sacré devoir de travailler pour préserver la dignité humaine et notre devoir de la restaurer partout où elle est aussi bafouée.
En acceptant d’épouser notre humanité et en suivant le processus naturel de la croissance humaine, Dieu nous invite à faire preuve d’un grand respect pour la vie humaine, quel que soit le stade de son évolution. A Noël, nous célébrons la vie et nous sommes appelés à être des défenseurs et des protecteurs de la vie. Quand nous pensons que Dieu s’est fait l’un de nous, en naissant comme tous les enfants, nous ne pouvons pas ne pas penser à ces milliers d’enfants innocents tués dans le sein de mères, victimes de la méchanceté, de l’irresponsabilité et de l’égoïsme des hommes. Notre Dieu est ami de la vie. Soyons nous aussi des promoteurs de la vie.
Noël, un appel à oser la rencontre avec les autres
Nous pouvons dire, sans aucun risque de nous tromper, que Noël c’est la fête de la Communion : communion entre le Créateur et sa créature. La fête de Noël nous engage donc à être des hommes et des femmes de communion. L’écart ou la distance qui sépare la divinité de l’humanité est très grande, mais Dieu, par amour nous, l’a franchie pour se faire, non seulement proche de nous mais surtout l’un de nous afin de partager nos joies et nos peines. C’est un exemple que Dieu nous donne pour nous apprendre à franchir à notre tour les petites barrières d’incompréhension qui nous séparent les uns des autres, dans nos familles et dans nos communautés. Nous ne pouvons donc pas célébrer pleinement la fête de Noël, si nous cœurs sont distants les uns des autres, si nous avons dressées au fond de nos cœurs des barrières qui nous tiennent loin des autres. A l’instar de Dieu qui a osé le grand voyage pour venir jusqu’à chez nous, nous sommes aussi appelés à sortir de nos réserves et de nos sécurités pour oser le pas qui nos ouvrira aux autres.
Noël, un appel à bâtir un monde nouveau
A la dernière semaine de notre préparation à Noël, la liturgie creusait en nous le désir du Messie, en le présentant comme, Prince de la Paix, Roi de Justice et Libérateur. Nous retrouvons ces mêmes traits de figures sur le visage de l’enfant qui nous est décrit dans la première lecture : Merveilleux– Conseillers, Prince de la Paix, Dieu fort, Prince Eternel. Sa naissance marque la fin d’une époque de souffrance marquée par la violence, la haine, et le début d’un règne de paix, de justice et d’amour. Ces valeurs fondamentales que sont la paix, la justice et la liberté résument l’aspiration profonde des hommes de tous les temps et plus particulièrement ceux de notre temps, au regard de la violence dans laquelle baigne notre monde. Face à tout cela, quel écho ces mêmes promesses de Paix et de Justice qui nous sont réitérées en cette nuit, ont-elles dans nos vies ? Y croyons-nous toujours, ou sommes-nous sur le point de perdre courage et espoir ? L’hymne entonné par les anges à la naissance de Jésus contient une grande promesse de Paix : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ». Le concile Vatican II nous rappelle que la paix est avant tout don de Dieu et fruit des efforts des hommes. La paix est un don messianique certes ! mais elle est aussi fruit de nos efforts individuels et communautaire. Dieu veut la paix pour nous, car il nous aime. Mais sommes-nous prêts à coopérer à cette paix ? Sommes-nous prêts à quitter le monde des ténèbres pour être fils de Lumière, artisans et bâtisseurs du monde nouveau que le Messie vient instaurer. Le nouveau-né, prince de la paix a besoin de notre concours et de notre aide pour instaurer son règne. Il a besoin de nos pieds pour courir au-devant de la justice, besoin de nos mains pour bâtir un monde de solidarité et d’amour, besoin de nos cœurs pour aimer. Sommes-nous prêts à nous engager pour cette cause ? Pour changer le monde, nous devons d’abord changer nos cœurs, ainsi nous pourrons construire la paix dans nos familles afin qu’elle rayonne sur le monde entier.
Pour finir, frères et sœurs, soyons à l’instar des bergers prompts à courir à la crèche pour nous incliner devant l’Emmanuel et surtout prompts à lui ouvrir les portes de nos cœurs pour qu’il y règne, maniement et pour les siècles sans fin.
Bonne fête de Noël à toutes et à tous ! Que la venue de l’Emmanuel soit source de grâce pour nos familles.
+ Justin KIENTEGA
Evêque de Ouahigouya

MESSAGE DES ÉVÊQUES SUR LA SITUATION NATIONALE ET LE PUTCH

Chers fils et filles de l’Eglise-Famille de Dieu au Burkina Faso !
Et vous tous, hommes et femmes de bonne volonté !
Message des évêques du Burkina : « La sagesse doit prendre le pas sur les passions et les ambitions personnelles ou corporatistes »
Dans notre message du 6 Septembre dernier nous vous adressions un appel à une conversion personnelle et collective pour la recherche et la sauvegarde de la paix sociale. Nous vous invitions à une prière fervente pour que les élections prévues le 11 Octobre 2015 se déroulent de manière apaisée et crédible.
D’autres voix ont lancé des messages allant dans le même sens. Les partis politiques ont présenté des candidats pour les législatives et pour la présidentielle. Certains candidats ont été déclarés inéligibles et leurs partis ont accepté de procéder à des remplacements. Les candidats concernés eux-mêmes dans un élan patriotique, dans un fair-play louable ont accepté la décision du Conseil Constitutionnel. « Nous espérions la paix… » Mais hélas (cf. Jér 14, 19.)
Le Mercredi 16 Septembre, une prise d’otages concernant le Président du Faso et son gouvernement réunis en Conseil de Ministres est venu mettre brutalement fin au processus de la transition et aux attentes de tout un peuple. Nous déplorons les violences et leurs conséquences funestes : pertes en vies humaines, blessés et destruction de biens. Nous présentons nos sincères condoléances aux familles des victimes et souhaitons aux blessés un prompt rétablissement.
Les responsables du coup d’état justifient leur acte comme une lutte contre l’exclusion accusant la transition de déviance mais semblent vouloir se situer, comme ils le déclarent eux-mêmes, dans la ligne de « l’insurrection victorieuse du peuple des 30 et 31 Octobre 2014 ». Même dans la lutte contre l’exclusion, la violence ne peut pas être privilégiée par rapport au dialogue.
Pour le bien de notre peuple, nous en appelons à la conscience de chacun. Ce coup d’état nous attire des sanctions de l’Union Africaine et de nombre de partenaires de notre pays. Toutes ces sanctions frappent encore toujours plus durement nos populations qui vivent la précarité. Si ces sanctions doivent se prolonger, nous imaginons les catastrophes qu’elles engendreront. La sagesse doit prendre le pas sur les passions et les ambitions personnelles ou corporatistes. Nous en appelons donc à la sagesse de nos dirigeants et de la Communauté Internationale pour nous épargner de telles souffrances dont le peuple n’est aucunement responsable. Que toutes les parties prenantes entrent dans un dialogue vrai, clair, franc et respectueux des valeurs pour lesquelles le peuple s’est insurgé.
Fils et Filles de l’Eglise Famille de Dieu au Burkina, nous vous remercions pour les chaînes de prières déjà engagées. Nous vous invitons à redoubler d’ardeur et de confiance dans la prière pour notre pays car comme vous le savez, « si le Seigneur ne bâtit la maison, les bâtisseurs travaillent en vain ; si le Seigneur ne garde la ville, c’est en vain que la garde veille » (Ps 126, 1.)
Dieu bénisse le Burkina Faso et nous fasse don de la paix.

N.B.
Nous invitons les fils et filles de l’Eglise-Famille de Dieu au Burkina Faso à manifester leur compassion et leur solidarité avec les victimes en organisant une quête spéciale et dont les fruits seront collectés au niveau diocésain pour être acheminés à la Conférence Episcopale au profit de ces victimes.

Pour les Archevêques et Evêques du Burkina Faso
Le Conseil Permanent

MESSAGE DU PÈRE ÉVÊQUE JUSTIN KIENTEGA POUR LE CARÊME 2013

Fils et filles de l’Eglise famille de Dieu à Ouahigouya,
La porte de la foi par laquelle nous avons été introduits dans le dessein d’amour de Dieu, demeure toujours grandement ouverte pour chacun de nous. Le temps du Carême dans lequel nous entrons, est l’occasion pour tous de vivre pleinement et encore mieux notre vie de foi. En cette année de la foi et au début du Carême, je voudrais méditer avec vous sur la foi comme un don à accueillir et à entretenir, afin de vous accompagner pour un vécu fructueux du Carême.
1. La foi, un don à accueillir
Dans son traditionnel message de Carême, le pape Benoît XVI s’adresse à toute l’Eglise universelle en insistant sur le rapport entre foi et charité : « Croire dans la charité, suscite la charité » nous dit-il. Le pape nous rappelle que la foi qui est une adhésion personnelle à la révélation de l’amour gratuit et « passionné » de Dieu, naît de la rencontre avec une Personne qui donne à notre vie un nouvel horizon ; cette personne, c’est Jésus-Christ, le Fils du Dieu vivant. (Cf. Benoît XVI, Message de Carême 2013, n° 1).
Le Catéchisme de l’Eglise Catholique nous enseigne aussi que la foi est une vertu théologale, c’est-à-dire, qu’elle a sa source en Dieu, qu’elle vient de Dieu et qu’elle conduit à Dieu. C’est Dieu qui donne la foi et la plus grande attitude qui convient pour nous ses enfants, c’est l’accueil de ce don inestimable par lequel nous devenons semblables à Dieu notre Père. A ses disciples, Jésus déclare : « Si vous avez la foi comme un grain de sénevé (…) rien ne vous sera impossible. » (Mt 17, 20). Qu’il est donc précieux ce don de la foi !
L’image du grain de sénevé, employé par Jésus lui-même, nous aide à en saisir toute la grandeur. En effet, dans l’Evangile de Saint Marc (4, 30-32), le Christ compare la réalité du Royaume de Dieu au grain de sénevé : il est infiniment petit, mais une fois semé, il devient la plus grande de toutes les plantes potagères. Oui, par le sacrement du baptême, Dieu sème en nous la foi. Invisible à nos yeux, elle renferme pourtant pour nous, l’infinie puissance de la grâce divine qui nous permet de croître et de devenir véritablement enfants de Dieu. Mais il faut que cette précieuse semence trouve une bonne terre d’accueil, qu’elle ne tombe pas au bord du chemin, ou sur le terrain rocheux ou dans les épines. Elle a besoin d’être accueillie dans la bonne terre afin de porter l’abondance des fruits escomptés par le semeur divin (Mc 4, 1-9).
L’accueil de la foi dans la bonne terre de notre cœur, se fait à travers la rencontre personnelle avec Jésus et l’amitié que nous tissons avec Lui dans l’écoute attentive de sa parole et la réception des différents sacrements, particulièrement l’Eucharistie et la Réconciliation. C’est dans la prière que l’accueil de la foi est possible et c’est seulement par la prière que rien n’est impossible à cette foi.
L’accueil de la foi est toujours et intimement lié à l’invitation à la prière, attitude fondamentale pour le chrétien en ce temps de Carême. « Veillez » nous dit le Maître (Mt 24, 42 ; 25, 13). A plusieurs occasions, j’ai rappelé combien la prière était importante pour le croyant tant au niveau individuel, familial et communautaire. C’est dans la prière que nous disons notre oui au don gratuit de la foi que Dieu nous fait.
Dans ce sens, j’exhorte encore les pasteurs et tous les agents pastoraux à accompagner les fidèles dans la découverte et la récitation de l’office divin (bréviaire). Que chaque chrétien fasse aussi l’effort de se procurer une Bible et de lire régulièrement la Parole de Dieu, qui est « une lampe pour nos pas et une lumière sur notre route » (Ps 118, 105). Que soit remis à l’honneur le Salut au Très Saint Sacrement pour favoriser la rencontre régulière avec le Seigneur. A cet effet, j’invite les curés et leurs vicaires à un service hautement sacerdotal dans un esprit de sacrifice – souffrance vécue dans l’amour comme le Christ- et d’abnégation durant tout le carême et même après, durant toute l’année de la foi. Que le prêtre de semaine ou de la célébration, prennent les dispositions avec celles qui préparent l’autel, pour exposer le Saint Sacrement avant toutes les messes (quotidienne ou dominicale) dans l’Eglise paroissiale ou dans toute chapelle où il y a un ostensoir pour une adoration silencieuse et prier le bréviaire en équipe des prêtres avec les consacrés et les fidèles qui le désirent. Ainsi, tous ceux qui arrivent avant le début de la messe peuvent déjà contempler et aimer recevoir Jésus dans l’eucharistie. Même ceux qui ne peuvent pas le recevoir seront heureux de s’émerveiller devant leur ami Jésus. Vous verrez donc dans quelle mesure vous pourrez aider les fidèles des centres reculés à vivre au moins une seule adoration du Saint Sacrement durant le carême ou durant l’année de la foi. Si nous ne repartons pas du Christ ne risquons-nous pas de courir en vain ?
Ainsi, notre foi se fortifiera et nous fera entrer plus en avant dans le grand mystère de Dieu au point de nous entendre dire : « Je ne vous appelle plus serviteurs (…), mais je vous appelle mes amis. » (Jn 15, 15).

2. La foi, un don à entretenir
Le don de la foi que Dieu fait au croyant ne laisse pas celui-ci passif ou dans l’indifférence. Bien au contraire. La lumière de la foi est transmise pour être entretenue. C’est là tout le symbolisme du cierge allumé qui est remis aux parents et parrains lors de la liturgie du baptême : « C’est à vous que cette lumière est confiée. Veillez à l’entretenir. » (Liturgie du baptême, rite de la lumière).
Nous ne saurons garder la lampe de notre foi sous le boisseau (Cf. Mc 4, 21). Ce talent que Dieu nous confie ne devrait pas non plus être enfoui dans la terre pour demeurer stérile (Cf. Mt 25, 25). Il faut l’entretenir pour qu’elle croisse, pour qu’elle grandisse, qu’elle soit féconde comme le grain de sénevé et qu’elle porte du fruit car « une foi sans œuvres est comme un arbre sans fruits. » (Benoît XVI, Message de Carême 2013, n°3)
Ces beaux fruits que nous attendons sont ceux de la charité. Oui, la foi nous fait accueillir le commandement d’amour du Christ qui, à son tour, « nous presse » (2 Co 5, 14) d’aimer le prochain et d’avoir une foi vraiment opérante par la charité (Ga 5, 6). Il ne s’agit pas d’aimer en paroles mais en actes et en vérité (1 Jn 3,18) à la manière du Christ qui aima les siens jusqu’au bout (Prière Eucharistique IV). Rien ne nous sert d’avoir la foi si elle ne s’exprime pas par nos œuvres : « (…) La foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte (…) Montre-moi ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par les œuvres que je montrerai ma foi. » (Jc 2, 17-18).
Le temps du Carême est un moment propice pour nous de traduire en actes concrets et visibles ce que nous croyons de façon invisible. Saint Paul ne nous le rappelle-t-il pas ? « Quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si ne n’ai pas la charité, je ne suis rien. (…) La charité ne passe jamais. » (1 Co 13, 2-8). Nos différentes privations, l’ascèse personnelle et les efforts spirituels durant les quarante jours de carême nous aideront à mieux vivre l’aumône et le partage avec les pauvres. Ce qu’il faut, c’est l’écoute de la parole de Dieu (Cf. Mt 6, 1-18) pour que nous ne réduisions pas la charité à la solidarité ou à la simple aide humanitaire (Benoît XVI, Message de Carême 2013, n°3) mais qu’elle soit inspirée par une foi profondément enracinée en Dieu qui aime tout l’homme et tout homme.
La charité comme acte de l’individu envers le prochain est avant tout un acte ecclésial car elle construit le corps du Christ et nous unit davantage à Lui. Dans cette perspective, j’avais demandé l’année passée à tous les fils et filles de notre Eglise famille, de célébrer désormais durant le carême, des semaines du partage qui commenceraient le deuxième dimanche de carême pour s’achever le cinquième dimanche de Carême. L’exercice de la charité étant une mission à laquelle la communauté chrétienne ne saurait et ne devrait se soustraire et comme elle « a aussi besoin d’organisation comme présupposé pour un service communautaire ordonné » (Benoît XVI, Deus Caritas Est n° 20), j’ai confié à notre OCADES Caritas et à ses Équipes Paroissiales d’Animation (EPA) l’organisation de telles semaines qui entrent en droite ligne avec le vécu de notre Plan Stratégique de Pastorale. Cette année encore, j’invite toute la communauté chrétienne à s’engager dans les différentes activités de ces semaines pour qu’à travers nos paroles, nos actes et nos dons en nature et en espèce, le visage aimant du Christ soit manifesté à tous les pauvres et à toutes les personnes vulnérables qui attendent de notre charité, le geste qui les sauvera et les relèvera. A cet effet, je propose pour ces semaines du partage, le thème suivant : « Je suis Caritas. Par mes œuvres, je montrerai ma foi ». Afin de permettre à notre Église famille de prendre en charge ses pauvres, surtout au moment des urgences, j’ai approuvé la création par l’OCADES d’un « Fonds Diocésain de Solidarité » qui sera alimenté par la générosité des fidèles pour que nous puissions parer à toute éventualité. Pour ce faire, j’invite toutes les paroisses et communautés chrétiennes à réserver la quête du chemin de la croix de la quatrième semaine de carême (15 mars 2013) pour la verser à l’OCADES pour alimenter ce Fonds. « Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40). « La foi précède la charité, mais se révèle authentique seulement si elle est couronnée par celle-ci. » (Benoît XVI, Message de Carême 2013, n°4).
Fils et filles, chers amis,
En ce temps de Carême où nous nous préparons à célébrer la victoire du Christ sur le péché et la mort, je vous souhaite de grandir dans la foi et la charité soutenus par l’espérance qui ne trompe jamais. (Rm 5, 5). Que tout au long de cette année de la foi, nous gardions fidèlement allumée, la flamme de notre foi afin qu’elle nous éclaire et illumine notre monde. Saint et fructueux temps de Carême à tous et à toutes. De cœur, je vous bénis dans le Seigneur !

Donné à Ouahigouya, le 11 février 2013
En la fête de Notre Dame de Lourdes

+ Justin KIENTEGA,
Évêque de Ouahigouya


Message pour le mois de novembre consacré à la prière pour les défunts.

Bien chers fils et filles du diocèse de Ouahigouya,
Après la solennité de tous les saints, avec toute l’Eglise universelle, le 02 novembre, nous commémorons tous les fidèles défunts. Par ailleurs, dans notre Eglise particulière, ce mois de novembre est aussi retenu pour la célébration des funérailles chrétiennes. Tout en présentant toujours mes condoléances aux différentes familles frappées par la disparition d’un membre cher, je voudrais, en ce temps de souvenir, inviter l’ensemble du peuple chrétien à l’espérance en la résurrection des morts et à la prière incessante en faveur des frères décédés.

Qu’y a-t-il au-delà de la mort ? Ne reste-t-il vraiment rien de l’homme après sa mort ? Voilà des questions qui obsèdent beaucoup d’hommes et de femmes face à la mort de l’autre ou à la pensée de sa propre mort. Pour nous chrétiens, c’est seulement par la foi en la résurrection du Christ que l’homme trouve la réponse à la question de l’après-mort. Jésus de Nazareth est mort et il est ressuscité (Cf. Mc 16,6). Ce qui lui est arrivé est le gage et la garantie que l’homme n’est pas voué à disparaître comme un animal. Notre espérance est alors fondée sur la résurrection du Christ et sur sa parole : « Je suis la Résurrection et la Vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11, 25). Tout ne finit donc pas avec la mort physique. Pour la foi chrétienne, il y a trois états possibles pour l’homme après sa mort : le Paradis, le Purgatoire et l’Enfer qui est la damnation éternelle. Il faut alors continuellement prier pour les défunts afin qu’ils puissent accéder à la vie bienheureuse de Dieu, le Paradis.

Si certains pensent que les prières pour les morts sont vaines et inutiles, nous croyons fermement avec l’Eglise que nos défunts ont fortement besoin de nos prières et que nos supplications en leur faveur peuvent leur ouvrir les portes de la vie éternelle. En effet, le Purgatoire est un processus de purification pour accéder à la vie de Dieu. Nos défunts ne peuvent pas compter sur leur propre intercession. Il revient donc aux vivants de solliciter la grâce de purification de Dieu que ceux-ci se disposeront à accueillir en toute humilité. Mais cela ne signifie pas que nos supplications sont absolument nécessaires pour que Dieu pardonne et accueille nos frères et sœurs défunts. Dieu accorde son pardon sans retard à qui accepte se présenter devant lui avec ses fragilités humaines. Mais l’homme est-il assez ouvert pour accueillir la miséricorde divine ? Nos prières visent à ce que nos défunts se laissent inonder par la grâce de Dieu, qu’ils l’accueillent afin qu’elle produise ses fruits de salut en eux. C’est dans ce sens que déjà dans l’Ancien Testament, Judas Maccabée fit faire un sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu’ils fussent délivrés de leurs péchés (Cf. 2M 12,46). C’est cette attitude aussi que veut signifier cet article de notre foi : « Je crois à la communion des Saints ». Nous prions pour eux et à leur tour, ils ne nous oublient pas ! Nous vivons un échange d’amour qui va au-delà de la mort.

Aux premiers temps, l’Eglise a honoré la mémoire des défunts et offert en particulier le sacrifice eucharistique en leur faveur, afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu (Cf. C.E.C 1032). Le premier geste qu’un chrétien peut et doit donc poser pour ses frères défunts est de prier pour eux surtout dans le saint sacrifice de la messe. Bon nombre de fidèles chrétiens prient pour leurs défunts en demandant des messes. En les félicitant pour cet acte de foi, d’espérance et de charité, j’encourage tous les fidèles chrétiens à ne jamais oublier leurs frères décédés et à régulièrement prier pour eux en demandant des messes en leur faveur. Les fidèles sont également invités à porter dans la prière tous les défunts inconnus ainsi que ceux qui sont tombés dans l’oubli. En plus des messes que nous demandons, nous pouvons aussi réaliser des œuvres de charité en faveur des défunts qui peuvent prendre plusieurs formes :
• Accomplir des neuvaines de prière
• Se laisser guider par l’esprit de foi, quand on donne de son temps ou de ses biens personnels, dans un esprit de miséricorde et d’intercession pour les morts ;
• S’abstenir spontanément de faire quelque chose de licite ou d’agréable par esprit de pénitence pour le salut des âmes.
Que par la miséricorde de Dieu, nos fidèles défunts reposent en paix ! Amen !

+ Justin KIENTEGA
Evêque de Ouahigouya



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Copyrit Septembre 2012 Diocèse de Ouahigouya - BURKINA FASO