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Ordinations sacerdotales 2018

Trois prêtres seront ordonnés le samedi 07 juillet pour le compte du diocèse de Ouahigouya. Il s’agit des abbés :
- Abbé Pegdewendé Michel SAWADOGO
- Nabalem Wêndé Bertrand SAWADOGO
- Wêndpanga Parfait SAWADOGO
Accompagnons-les de nos prières !


L’agenda de l’évêque

Mois de Mars 2018
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Agenda Père ÉVÊQUE (...)

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L’Amicale des anciennes élèves du collège Sainte-Marie


Les Anciennes élèves du collège Sainte-Marie s’organisent

COLLÈGE SAINTE MARIE BP 33 OUAHIGOUYA - BURKINA FASO Tél : (00226) 40 55 04 62 Mail : collegestemarieohg@yahoo.com Décision d’ouverture : N° 13/EN/CAB du 14 mai 1963
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Le samedi, 27 juillet 2013, le Directeur du Collège Sainte Marie de Ouahigouya a rencontré les anciennes du Collège à Ouagadougou afin de resserrer leurs liens avec l’établissement qui les a portées. Pendant deux heures d’horloge, des échanges francs et empreints de cordialité ont permis d’initier bien des choses pour l’avenir. Notons qu’à cette occasion, une délégation des anciennes de Ouahigouya a fait le déplacement pour partager son expérience avec les autres. La prochaine rencontre des anciennes de Ouagadougou est fixée au samedi 14 septembre 2013, à 9h au Collège Notre-Dame de Kolgnaaba.

Le Directeur du collège, Abbé Hyacinthe OUEDRAOGO, encadré de quelques anciennes, durant la rencontre
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Voici le message que le Directeur du Collège, M. l’Abbé Hyacinthe OUEDRAOGO, a livré aux anciennes :
Chères anciennes élèves du Collège Sainte Marie,
Avant tout propos, permettez-moi de saluer celles qui se sont mobilisées pour nous trouver le Collège Notre-Dame de Kolgnaba comme cadre de rencontre. Merci aux responsables du collège qui nous ouvrent largement leurs portes ce matin. Malgré la distance qui sépare Ouagadougou de ouahigouya, je voudrais vous accueillir, vous, vaillantes anciennes du collège Sainte Marie et vous saluer au nom de l’Evêque Justin Kientega, père de l’Eglise de Dieu qui est à Ouahigouya mais dee cœur et de prière avec nous. J’aimerais aussi vous saluer aussi au nom des éducateurs et élèves de de votre bien-aimé Collège. Je souhaite la bienvenue à la délégation de l’amicale des anciennes Saintes mariennes, section Ouahigouya, qui a beaucoup rêvé de ce jour. Les 12 et 19 mai 2012, sur ma demande, elles ont accepté passer l’éponge sur un passé douloureux pour tracer de nouveaux sillons d’avenir.

Le groupe des anciennes venues à la rencontre
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Cette réunion familiale se déroule à Ouagadougou mais le cadre vient rappeler à chacun de nous celui combien enchanteur du collège Sainte Marie de Ouahigouya. Ma joie est grande de voir accourir à cette réunion celles qui ont construit Sainte Marie, l’ont arrosé de leur sueur, leurs larmes et surtout leur amour. A nos sœurs musulmanes, bon temps de ramadan et fructueux temps de jeûne. Ma pensée va aussi à l’endroit de ces anciennes qui nous ont quittés ou qui sont gravement malades. Que Dieu accorde aux unes le repos éternel et aux autres la paix qu’elles attendent. Si Sainte Marie pouvait parler, il nous raconterait les aventures et mésaventures de beaucoup ; il ferait l’éloge de cette longue chaîne de brillantes élèves qui lui ont valu sa renommée. Mais, s’il y a Sainte Marie, il y a aussi une histoire, sa petite histoire et il serait bon peut-être de la rappeler car bien des élèves passent souvent par des établissements sans en connaître l’historique.

1- Petit historique

Le diocèse de Ouahigouya (portion d’un territoire que le Pape confie à un Evêque) a été fondé en juin 1958 et Monseigneur Louis Durrieu en a été le premier Evêque. C’est lui qui a eu l’heureux projet de fonder quatre structures d’éducation dans le diocèse : une école primaire catholique à Ouahigouya, un centre ménager pour les jeunes filles (Centre Ménager et Familial), le Collège Sainte Marie pour les filles à Ouahigouya et un Collège pour des garçons à Gourcy. Monseigneur Durrieu ne vit que la première année scolaire. Il est mort le 31 mai 1965 alors que Sainte Marie venait d’ouvrir ses portes le 15 octobre 1964 (même si l’autorisation d’ouverture date de mai 1963) avec un seul bâtiment construit par l’entrepreneur Jean Guibert. Monseigneur Durrieu repose dans l’ancienne cathédrale de Ouahigouya. Le fondateur confia la gestion de son Collège à la congrégation des sœurs de Sainte Marie qu’il fit venir de Torfou en France. C’est l’occasion pour moi de saluer avec déférence cette longue chaîne de formatrices européennes, religieuses, coopérants, laïcs qui ont soutenu et fait croître l’œuvre de de Dieu entreprise par l’église à Ouahigouya. Je voudrais nommer les directrices européennes : Sœur GIROUX Anne Marie : 1964-1973 et 1988-1992, Sœur LIMOUSIN Irène : 1973-1979, 1980-1983 et 1986-1988, Sœur PEROYS Marie Josèphe : 1979-1980 et 1983-1986, Sœur Fleury Marie Josèphe : 1992-1996. A l’énumération de ces seuls noms, bien des souvenirs remontent à votre esprit.
Après les directrices européennes, des natives de notre pays ont assumé leur part de responsabilité dans la gestion du collège et il convient de nommer : Sœur KANTIONO Jeanne D’Arc : 1996-2002, Sœur SANKARA Germaine : 2002-2006, Sœur SAVADOGO Elise : 2006-2008, Sœur ZIDA Fatimata Pascaline : 2008-2010. Sous sa direction, au cours de l’année scolaire 2010-2011, Sainte Marie a connu une banale crise née entre elle et un professeur, crise qui allait conduire la Directrice d’alors à démissionner, en fin décembre 2010. Ses supérieures légitimes ayant signifié à l’évêque qu’elles n’avaient personne pour la remplacer, l’Evêque demanda au Directeur d’alors du Petit Séminaire (Abbé Hyacinthe OUEDRAOGO) d’assurer, en plus de la direction du Petit Séminaire, l’intérim au Collège Sainte Marie pour mener à son terme l’année 2010-2011. Depuis 2006, votre collège a connu des turbulences et des instabilités qui n’ont pas mis en péril l’institution mais entrainé quelques changements.
Après Mgr Louis Durrieu, c’est le deuxième Evêque de Ouahigouya, Monseigneur Denis TAPSOBA, devenu Evêque en 1965, qui continua la construction du Collège et le bénit le 10 décembre 1967. Il précisa son projet éducatif.
En 1985, Monseigneur Marius OUEDRAOGO devint le 3e Evêque de Ouahigouya. Annuellement, il se faisait le devoir de réunir les professeurs des deux établissements diocésains (Sainte Marie et le CTF) pour les encourager, les écouter et leur préciser ses attentes dans l’œuvre d’éducation. Par cette présence, il rappelait à tous qu’il était le premier responsable de ces deux établissements et tenait à y mettre un esprit à travers les éducateurs. Jusque-là sous régime internat, le Collège arrêta l’expérience en 1986 sous la Révolution qui ne voyait pas d’un bon œil des structures qui ne lui permettaient pas d’avoir une mainmise sur la jeunesse.
En 1996, Monseigneur Philippe OUEDRAOGO succède à Monseigneur Marius subitement décédé le 15 juillet 1995. Il encouragea l’ouverture du second cycle (2001) et trouva les moyens (avec l’aide du PDEB) pour construire le troisième étage du Collège. Il fit aussi clôturer tout l’établissement en parpaings. En 2008, l’ouverture d’une deuxième 6e demanda la construction d’un bâtiment (R simple), avec l’aide de partenaires autrichiens. Mgr Philippe relança le projet d’internat à travers des rédactions de projets dont certains ont connu un heureux aboutissement. Mais le financement pour les réfections n’est toujours pas bouclé.
Depuis mai 2009, c’est Monseigneur Justin KIENTEGA qui préside aux destinées du diocèse et du Collège en continuité avec l’œuvre de ses prédécesseurs. Pour la rentrée 2011-2012, alors qu’il n’y avait qu’une seule religieuse de Sainte Marie à poursuivre le travail d’enseignement au Collège, l’évêque nomma à la tête du collège M. l’Abbé Hyacinthe OUEDRAOGO et lui adjoignit M. l’abbé Arsène SAWADOGO comme économe. La dernière religieuse enseignante a fini sa mission avec cette année scolaire 2012-2013 et voici que nous arrivent des religieuses du Nigéria, les sœurs de la Sainte Famille des pauvres pour la gestion de l’internat et l’enseignement. Grâce à la détermination de cet évêque et de son église, le quatrième vœu du Mgr Durrieu a été exauce : le collège exclusivement tournés vers les garçons s’est ouvert en 2012-2013 à Ouahigouya et se dénomme Collège Sainte Marie/Garçons. Un autre Collège s’est ouvert la même année à Tikaré, sous le nom de Saint Antoine de Padoue. Il est mixte. L’on peut dire, sans aucun risque de se tromper que c’est le Collège des filles qui a encouragé l’émergence de ces nouveaux établissements. La sollicitude de cet évêque l’a poussé à donner une suite à votre cri de cœur poussé en 2004 : « A la vaillante équipe dirigeante actuelle de notre cher collège, nous vous félicitons pour l’ouverture du second cycle, permettant aux élèves de poursuivre leurs études sur place. Nous déplorons cependant la suppression de l’internat dont nous connaissons les bienfaits. Aussi, appelons-nous de tous nos vœux sa remise en activité et cela d’autant que les infrastructures existent encore. Nous savons que la gestion d’un internat de nos jours n’est pas chose aisée en raison des contraintes économiques mais nous sommes convaincues qu’il reste cependant le meilleur moyen de l’épanouissement et de la promotion de l’éducation de la jeune fille… » Appel entendu. L’internat s’ouvre cette année, permettant au Collège de vivre sous deux régimes au choix. Que c’est beau ! Dieu en soit loué.
Lorsqu’on considère l’élogieuse histoire de Sainte Marie, l’on aurait aimé que tout aille comme sur des rails. Mais comment ne pas se rappeler ce proverbe arabe, tant il est vrai : « Dieu écrit droit sur des lignes courbes ». Tout vient nous rappeler que Dieu continue de bâtir son royaume avec nos forces et faiblesses, nos déceptions et nos gloires, nos héros et nos fuyards, nos prévisions et nos imprévus. Je salue tous les bâtisseurs d’hier. Je salue la mémoire de Mgr Durrieu, prophète providentiel dans un Yatenga qui ne comptait que deux établissements publics dont aucun n’était tourné vers la jeune fille. Cet évêque visionnaire a donné à la région le seul établissement résolument tourné vers la jeune fille. Cet établissement continue de faire la fierté de la région, du pays et de l’humanité.
Depuis 1964, plus de quatre mille filles ont bénéficié des bienfaits de cet établissement et ces filles d’hier, c’est vous !

2- Regarder ensemble vers l’avenir

En arrivant au Collège, au bout d’une année d’exercice, je me suis demandé s’il y avait une amicale des anciennes et les langues ont mis du temps à se délier. « Si ! Il y en a eu ». Mais plus d’une n’avait pas apprécié l’absence de bilan après la fête des quarante ans du Collège intervenue en 2004. Et pourtant Dieu seul est témoin de tout ce que vous aviez enduré comme peine et sacrifices. Il y a peut-être bien d’autres raisons, mineures ou majeures. Ces frustrations et déceptions sont légitimes et, au nom de la continuité de l’administration, je vous demande pardon pour tout ce qui vous a écorchées ou déçues. Monseigneur Louis Durrieu, votre père fondateur vous prie de pardonner et de regarder désormais vers l’avenir.

3- Quelques pistes pour notre échange

En 2004, vous vous étiez mobilisées pour rendre grâce à Dieu pour les quarante ans du Collège Sainte Marie. En relisant les archives, j’ai vu les traces de vos belles œuvres. Je remercie du fond du cœur le comité d’organisation d’alors et vous toutes qui vous étiez donné sans compter pour le succès de ce quarantenaire. C’est vrai qu’en 2014-2015 nous fêterons le jubilé d’or du collège mais ce n’est pas cela qui motive cette réunion car, doit-on attendre les événements heureux ou malheureux pour exprimer sa reconnaissance à sa mère ? Assurément pas. Sainte Marie a besoin de ses enfants d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Peut-il compter sur eux, sur elles ? Pas seulement pour des fêtes, mais pour la vie. Comment les anciennes, où qu’elles se trouvent, peuvent-elles lancer un pont entre le passé et l’avenir pour le bonheur des générations actuelles ? Que pouvons-nous initier, vous et nous, pour marquer annuellement notre commune appartenance à ce Collège ? Le vœu de l’Evêque est de voir l’avènement d’une structure visible, qui sera la marque de votre attachement à votre Collège.
Comment, en tant que bénéficiaires des bienfaits de ce Collège, chacune de vous peut lui être utile maintenant ? Cette question demande d’abord que nous fassions le point de vos initiatives passées, essayions de les évaluer avant de poser des perspectives d’avenir.



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Copyrit Septembre 2012 Diocèse de Ouahigouya - BURKINA FASO