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Trimestriel diocésain de Ouahigouya - N° double 326-327 : Décembre-mai 2013

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EDITORIAL : MEDIA AIR FORCE ONE

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Ce n’est pas le nom d’un avion. C’est un problème de nos églises locales. : Média air force one. « Je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005 ».

Voici la nouvelle qui a parcouru le monde dans tous les sens, un certain 11 février 2013 aux environs de 12h, heure de Rome. Elle provient d’un Pape ayant la tête sur ses épaules et qui a pesé tous les termes de sa déclaration pour qu’il n’y ait aucun mot équivoque : « Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien ».
Onde de choc ! A la nouvelle de la renonciation de Benoît XVI, plus d’un chrétien s’est rué sur les grandes chaînes de télévisions, les journaux nationaux et internationaux, les sites d’information pour en savoir plus. Vite, ces canaux d’information ont mis en branle leurs spécialistes des religions du monde pour tout expliquer des raisons de la « démission du Pape ». Sur une chaîne de télévision d’un pays pauvre, la présentatrice du journal télévisé de 20h ne lit aucun extrait de la lettre de renonciation du Pape mais se contente plutôt de diffuser un élément naïvement repiqué sur une chaîne étrangère de grande influence et ostensiblement hostile à l’Eglise pour « justifier » les raisons de la démission : « Que de ratés durant le pontificat de ce Pape Allemand, martèle-t-on dès le début. Il suffit de mentionner son discours de Ratisbonne, la réhabilitation d’évêque négationniste, la messe en latin, son attaque de l’Islam, le vol de ses dossiers par son majordome, les intrigues vaticanes, la béatification contestée de Pie XII, la pédophilie des prêtres, etc. ». Bref, c’est l’image négative d’un Pape que cette journaliste a servie à tout un pays qui ne comptait que sur cette chaîne influente de télévision pour être véritablement renseigné sur les nouvelles de l’Eglise et du monde. Deux jours après la renonciation du Pape, les Evêques du Burkina ont publié un message, dans les journaux de la place, pour rassurer les fidèles désemparés mais quelle répercussion a-t-il eu dans la faune médiatique où les barrissements des éléphants ont étouffé les caquètements des poules ?
Tout vient rappeler à l’Eglise universelle et à nos églises locales que les medias sont une force à prendre nécessairement en compte dans la nouvelle évangélisation. Le pape François, en rencontrant les hommes de médias, le samedi 16 mars, l’a souligné fortement : « Chers amis, au début de mon ministère sur le Siège de Pierre, je suis heureux de vous rencontrer, vous qui avez travaillé ici à Rome en cette période si intense, commencée par la surprenante annonce de mon vénéré Prédécesseur Benoît XVI, le 11 février dernier. Je salue cordialement chacun de vous. Ces derniers temps, le rôle des mass-media est allé toujours crescendo, si bien qu’il est devenu indispensable pour raconter au monde les événements de l’histoire contemporaine ». La maîtrise de la communication est certainement l’un des défis les plus urgents de cette deuxième décennie du IIIe millénaire. Au moment où les moyens traditionnels semblent fléchir, Internet et les nouveaux media semblent gagner de plus en plus d’espace dans la vie de millions de personnes dans le monde entier.
Il ne s’agira plus, dans cette nouvelle évangélisation, de se targuer d’avoir une radio, un site Web, une télévision catholique diocésaine, mais plutôt de s’assurer de leur rayonnement dans un milieu médiatique fort concurrentiel et de la capacité des hommes à les exploiter judicieusement. C’est ce qu’a notamment fait observer, le 11 octobre dernier, à Rome, lors du synode des évêques pour la Nouvelle évangélisation, le cardinal indien Oswald Gracias, archevêque de Bombay et secrétaire général de la Fédération des conférences épiscopales d’Asie, qui affirmait :“ La jeune Asie est bénie par une explosion de communication sans précédent. On ne doit pas considérer cela comme une menace mais comme un grand don de Dieu à utiliser pour diffuser la Bonne nouvelle. Notre vocation est de préparer nos jeunes de façon particulière à l’utilisation des nouveaux moyens de communication ”. Pour n’y avoir pas pensé, Ecclesia Info, le journal de la Conférence du Burkina-Niger l’a appris à ses dépens. Sitôt né sitôt mort. Le monde veut l’information en temps réel. Des particuliers s’y sont mis dans notre pays et conquièrent, à partir de la Capitale burkinabè, chaque matin, des millions d’auditeurs par la seule revue de presse des quotidiens.
A la fin du dix-huitième siècle, l’écrivain et homme politique britannique, Burke, aurait pointé du doigt vers la tribune réservée aux journalistes au Parlement en s’écriant : " You’re the FourthEstate." (Vous êtes le quatrième pouvoir) face aux trois pouvoirs incarnant l’État (pouvoir exécutif, législatif et judiciaire). Il n’avait peut-être pas été compris mais aujourd’hui, plus d’un chrétien réalise que qui n’a pas les médias n’a pas le monde : le rôle des mass-media est allé toujours crescendo, si bien qu’il est devenu indispensable pour raconter au monde les événements de l’histoire contemporaine. Gens de la Savane et des steppes, il n’y a que vous à n’avoir pas embarqué.

Abbé Hyacinthe OUEDRAOGO
Rédacteur en chef



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